Développer son esprit positif

On imagine parfois le manager comme un surhomme : optimiste, combatif, enthousiaste…bref, pas tout à fait humain ! Impossible, alors comment trouver de l'énergie dans les périodes délicates ?
À retenir : 3 points clés
Reconnaître le découragement
Reconnaître que "ça ne va pas", c'est de l'anti méthode Coué ! Et l'on craint de s'enfoncer, de se laisser aller à la plainte voire à aggraver la situation. Pourtant, c'est en admettant que l'on se sent mal que l'on peut envisager d'aller mieux. Faisons confiance à Hölderlin : " là où croît le péril croît aussi ce qui nous sauve ".       
Pratiquer l'auto-questionnement
Un auto-questionnement organisé permettra de cerner ce qui fait vraiment problème et ce que l'on voudrait : 
■ Qu'est-ce qui me paraît insurmontable ? 
■ Pourquoi maintenant ? 
■ Est-ce qu'il y a des conséquences ?
■ Idéalement, que voudrais-je changer ?
Une contrainte pour mener l'exercice : ne surtout pas chercher immédiatement de solutions. Mieux vaut laisser ces questions/réponses mûrir et notre bon sens nous conduire, plus tard, vers de nouvelles pistes.       
Partager
Découragement et solitude font mauvais ménage ! Exprimer ses préoccupations à un entourage susceptible de nous écouter (N+1, collègues...) est un premier pas essentiel. Pas forcément pour se plaindre mais pour partager et découvrir, le plus souvent, que l'on n'est pas seule(e).     
Je m'entraîne
Un intrus parmi les 4 attitudes attendues d'un manager, lequel ?
Montrer de l'optimisme
Ce n'est pas l'intrus..; mais bien une attitude attendue du manager...Si l’et seulement si l'optimisme consiste à montrer que l’on peut agir sur les situations. 
Mais attention : l'optimisme, ce n'est pas toujours dire que tout va bien car personne ne le croira!
Avoir le sourire même lorsque ça va mal
Et oui, c'est bien ici qu'est l'intrus ! Rien de pire qu’un sourire qui sonne faux.
Rester calme
Ce n'est pas l'intrus..; mais bien une attitude attendue du manager..
L’énervement est rarement constructif…mais parfois inévitable ! L’idéal : formuler ce qui ne va pas avant que cela ait pris une ampleur qui nous conduirait à "exploser". 
Eviter de se plaindre
Ce n'est pas l'intrus..; mais bien une attitude attendue du manager..
Mieux vaut dire clairement les choses et demander, proposer plutôt que se plaindre ou critiquer.
Conseil du coach




Le découragement, un signal pour voir plus grand ?
La fabuleuse expérience de John Yokoyama 

Chronique : Le droit au découragement ?
Michael Jordan se plait à raconter "J'ai raté plus de 900 paniers dans ma carrière, J'ai perdu 300 matchs. 26 fois, on m'a fait confiance pour marquer le panier gagnant et je l'ai manqué. J'ai échoué maintes et maintes fois dans ma vie. Et c'est pourquoi j'ai réussi."

Une apologie de la persévérance, magnifique se dit-on lorsque l'on est de bonne humeur ! Tant mieux pour lui, mais pas donné à tout le monde s'agace-t-on dans les moments plus sombres…

C'est que l'on voue un véritable culte à l'esprit positif, au "gagnant" qui voit dans chaque épreuve l'opportunité de rebondir, au leader toujours debout et souriant dans la tempête. Très joli sur le papier mais dans la vraie vie, c'est nous faire croire au Père Noël et à l'idée selon laquelle un manager n'a pas droit au découragement.
 
 
 
 
 
 


Mais a-t-il vraiment le choix ? Et de quelle force dispose-t-il pour se mettre à l'abri ?

Se décourager, c'est s'effrayer devant le chemin qu'il reste à parcourir. C'est voir des obstacles insurmontables au regard de l'énergie que l'on se sent capable de déployer. Il y a découragement devant la déception de trop (la goutte d'eau) ou l'espoir qui disparait, remplaçant le doute par la certitude de l'échec à venir.

Alors oui, le manager, commun des mortels, est parfois en proie au découragement et voilà qui est rassurant !
Rassurant car il témoigne ainsi de son "humanité", de sa présence aux situations, de sa conscience des difficultés.
Le découragement est une douloureuse victoire contre le déni.       
Mais alors comment entraîner si l'on n'y croit plus ?

C'est là que la question du droit reprend du sens.
Car tous les découragements n'ont pas le même impact. Il y a des découragements qui s'expriment par critiques, cynisme, griefs et nuisent à l'entourage, ceux qui nous renferment sur nous-mêmes et nous coupent d'autrui, les découragements d'une heure et ceux qui durent…
C'est lorsque le découragement s'installe et devient communicatif qu'il est dangereux.

Dangereux pour le manager lui-même car il s'épuise et dangereux pour l'équipe qui ne lui reconnaît plus de légitimité et perd sa "tête de file".

A ce moment-là, le découragement doit être entendu pour ce qu'il est… un appel à l'aide !

Valérie Bergère pour Gymnase du Management


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un."
Marcel Jouhandeau

 
 
 

Je m'évalue
Voici maintenant 3 questions pour tester vos acquis.
A chaque question une seule bonne réponse mais attention, il y a parmi les réponses possibles, une "presque bonne" qui pourrait vous faire hésiter !
1 / 3   De la hauteur
Quelle première question peut vous aider à prendre du recul lorsque vous trouvez que "tout va mal" ?
Pourquoi est-ce que ça va si mal ?
Prématuré : d'abord voir clairement ce qui va mal.
Quelles solutions ai-je à ma disposition ?
Trop tôt, le problème n'est pas suffisamment énoncé.
Qu'est-ce qui va mal exactement ?
Oui, poser clairement, et idéalement écrire, tout ce qui vous préoccupe permet de prendre de la hauteur.
Qui peut m'aider ?
A voir lorsque vous saurez ce que vous attendez.
2 / 3   Optimiste ?
A quoi voit-on que quelqu'un est optimiste ?
Il ne voit que ce qui va bien.
Cela serait une perception déformée !
Il sait qu'il peut agir sur les événements pour faire évoluer la situation.
Oui, l'optimiste est celui qui se sent responsable et capable d'agir.
Il pense que tout se passera bien.
Cela serait parfois du déni face aux difficultés possibles.
3 / 3   Echange avec N+1
Vous êtes découragé(e) par votre charge de travail qui croît, vos résultats médiocres etc. Votre N+1 vous dit "j'ai l'impression que ça ne va pas fort", que répondez-vous ?
C'est un peu dur mais ça va aller mieux !
Vous éludez le problème et vous privez d'un échange intéressant avec votre N+1.
Je ne suis pas satisfait de mes résultats en ce moment. Quelle perception as-tu, toi, de mon efficacité ?
Oui, vous posez clairement la problématique et le retour de votre N+1 peut vous aider à prendre du recul.
On n'a plus les moyens de travailler correctement, il faudrait faire évoluer l'organisation.
Vous cherchez des coupables à votre insatisfaction, pas sûr que vous ayez l'écoute de votre N+1.
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